Le plan d’unification militaire de la Chine (8): le chemin difficile de la Corée du Sud

(Ceci est un plan pour un projet de recherche incomplet.)

Date de prévisualisation

29 mars 2023

Date de mise à jour

8 septembre 2023

 

résumé:

La Corée du Sud est un acteur incontournable du conflit sino-américain. Membre majeur de l’alliance dirigée par les États-Unis, elle joue un rôle clé dans les premiers affrontements de faible intensité. Cependant, elle ne dispose pas des assises politiques nécessaires pour une guerre à grande échelle contre la Chine, la Russie, ni même la Corée du Nord. Cette faiblesse politique lui permet d’intervenir activement dans les conflits de faible intensité, mais l’empêche de s’engager dans des opérations militaires d’envergure moyenne ou plus importante. Face à l’escalade du conflit, un retrait rapide de la Corée du Sud est une hypothèse plausible.

Mots clés:

2026, Guerres asiatiques, Conflit sino-américain, Corée du Sud,

Les Sud-Coréens se caractérisent par une forte volonté, voire une certaine témérité. Ils refusent de rester insignifiants sur la scène politique. Sous l’empire chinois, ils s’enorgueillissaient de se surnommer « Petite Chine ». Sous l’empire américain, ils se qualifiaient de « Jérusalem de l’Orient ». La Corée du Sud suit souvent de près les décisions politiques américaines, en y apportant des contributions très visibles.
Malheureusement, dans le conflit sino-américain en Asie, la Corée du Sud est le pays le moins puissant. Bien qu’elle dispose d’une plus grande autonomie décisionnelle que le Japon, ses décisions politiques sont fortement influencées par celles de ses voisins. Qu’il s’agisse des États-Unis, de la Chine, de la Russie, du Japon ou même de la Corée du Nord, toute décision politique prise par ces pays a un impact considérable sur la capacité de décision de la Corée du Sud, son rôle décisionnel et l’orientation de ses politiques.

1. L’influence des États-Unis sur la Corée du Sud

Les États-Unis exercent une influence politique, économique et militaire étendue et profonde en Corée du Sud.
La Corée du Sud abrite la deuxième plus importante présence militaire américaine en Asie. En temps de guerre, le commandement militaire sud-coréen est assuré par les États-Unis. Ces derniers ont déployé de nombreux systèmes de suivi et de surveillance des missiles en Corée du Sud. Les États-Unis utilisent habilement la surveillance, la révélation de scandales, l’incitation aux manifestations, les coups d’État et même les assassinats pour contrôler efficacement le destin des hommes politiques sud-coréens.
En cas de conflit militaire entre les États-Unis et la Chine, la Corée du Sud serait sans aucun doute membre de la coalition dirigée par les États-Unis, et se trouverait en première ligne du conflit sino-américain.
Si le conflit entre les États-Unis et la Chine demeure au niveau d’un « plan de pacification », cela témoigne d’un accord tacite entre les deux pays selon lequel la situation géopolitique ne sera pas profondément modifiée. À ce niveau de conflit, la Corée du Sud reste en première ligne de cette confrontation sino-américaine, ce qui prévient tout impact majeur sur ses intérêts nationaux.

2. L’influence de la Chine sur la Corée du Sud

L’influence actuelle de la Chine sur la Corée du Sud est principalement économique. Cependant, à ce niveau, les marchés américain et européen exercent une influence plus importante sur la Corée du Sud. Par conséquent, cette dernière adopte de plus près les politiques économiques américaines et européennes.
La Chine détient un véritable avantage géopolitique sur la Corée du Sud. Pourtant, depuis plus de 60 ans, elle n’a manifesté aucune volonté d’utiliser cet atout, ce qui a conduit les responsables politiques sud-coréens à oublier ce fait important.
La Chine comprend la situation de la Corée du Sud. Si cette dernière adopte une attitude modérée dans le conflit sino-américain, la Chine ne manifestera pas de ressentiment excessif à son égard.
La Chine a la capacité de déclencher une guerre dans la péninsule coréenne à tout moment. Elle a également la capacité de provoquer un conflit le long de la frontière maritime sino-sud-coréenne à tout moment, ainsi que celle de détruire les fondements économiques de la Corée du Sud à tout moment.
Si la Corée du Sud provoque sérieusement la colère de la Chine, cette dernière pourrait riposter directement. L’attaque viserait vraisemblablement les installations militaires terrestres et le tissu économique sud-coréen. Il est peu probable que la Chine cherche à porter gravement atteinte aux capacités navales de la Corée du Sud.
La Chine n’autorisera pas la Corée du Sud à entrer en guerre à un niveau de « riposte moyenne » ou supérieur. La Corée du Sud ne peut s’opposer à cette décision politique de la Chine.

3. L’influence de la Russie sur la Corée du Sud

La Russie bénéficie d’un avantage géopolitique sur la Corée du Sud. Bien que cet avantage soit masqué par sa moindre puissance économique, la Russie a la capacité de le mobiliser à tout moment.
L’influence de la Russie sur la Corée du Sud s’exercera probablement davantage par le biais d’intermédiaires.
Si la Russie décide de frapper la Corée du Sud, il s’agira vraisemblablement d’une attaque aveugle. Elle ne cherchera pas délibérément à préserver la moindre composante de la puissance militaire sud-coréenne.

4. L’influence de la Corée du Nord sur la Corée du Sud

Bien que la Corée du Nord et la Corée du Sud s’efforcent de se réconcilier, il est prévisible qu’aucun progrès majeur ne sera réalisé dans un avenir proche.
L’antagonisme entre la Corée du Nord et la Corée du Sud pourrait s’intensifier durant le conflit sino-américain.
La Corée du Nord bénéficie d’un avantage psychologique sur la Corée du Sud, même si cet avantage ne peut être supplanté par une supériorité politique, il peut l’être par des capacités militaires.
La Corée du Nord possède en réalité un avantage géopolitique sur la Corée du Sud, même si cette dernière ne le reconnaît pas.
La coopération entre la Chine ou la Russie et la Corée du Nord est un sujet de vive préoccupation pour la Corée du Sud. Le moindre incident attirera son attention. C’est la raison principale pour laquelle la Corée du Sud ne peut s’engager pleinement dans le conflit sino-américain.

5. L’histoire des opérations militaires sud-coréennes

Au début du conflit sino-américain, la participation active aux opérations militaires menées par les États-Unis servait les intérêts nationaux de la Corée du Sud, ainsi que ceux de ses dirigeants politiques. En tant que colonie américaine, la Corée du Sud avait pour intérêt de se conformer aux directives de sa puissance coloniale.
La Corée du Sud pourrait participer à diverses opérations militaires dès les premières phases du conflit sino-américain. Elle peut également intervenir dans tous les conflits militaires de faible intensité.
Le calendrier du retrait militaire sud-coréen sera fixé lorsque les États-Unis décideront de retirer leurs forces militaires au-delà de la portée des missiles balistiques à portée intermédiaire chinois.
La Chine n’autorisera pas la Corée du Sud à participer à un conflit de moyenne intensité ou à des opérations militaires d’envergure afin de réduire les risques auxquels elle est confrontée. La Corée du Sud n’a pas les moyens de résister à la détermination politique de la Chine car, comparativement aux États-Unis, la Chine dispose d’une capacité bien plus grande à porter atteinte à ses intérêts nationaux.
La Corée du Sud n’a pas non plus les moyens de s’opposer aux décisions politiques de la Russie. Si la Russie lançait une guerre contre la Corée du Sud par procuration, cette dernière serait contrainte à des compromis. Même face à de telles menaces, la Corée du Sud céderait.
La Corée du Sud a certainement la capacité de résister à une frappe militaire de la Corée du Nord, mais seulement en l’absence d’intervention de la Chine ou de la Russie.

Résumé:

La Corée du Sud est un acteur incontournable du conflit sino-américain. Membre majeur de l’alliance dirigée par les États-Unis, elle joue un rôle clé dans les premiers affrontements de faible intensité. Cependant, elle ne dispose pas des assises politiques nécessaires pour une guerre à grande échelle contre la Chine, la Russie, ni même la Corée du Nord. Cette faiblesse politique lui permet d’intervenir activement dans les conflits de faible intensité, mais l’empêche de s’engager dans des guerres de moyenne ou haute intensité. On peut donc raisonnablement s’attendre à ce que la Corée du Sud se retire rapidement du conflit à mesure que celui-ci s’intensifie.